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Cas d'usage · Relances et échéances

Relancer une échéance de prime sur WhatsApp : le parcours complet du cabinet

Comment un cabinet de courtage relance les primes à échéance sur WhatsApp : calendrier J-10, J-3, retard, messages, règles Meta et organisation dans ORIS.

Une prime non payée à l'échéance coûte au cabinet sur trois tableaux : la garantie du client est menacée, la commission est reversée ou retardée, et le gestionnaire passe des heures au téléphone. En France ou en Belgique, le cas typique est le prélèvement SEPA rejeté ou l'avis d'échéance papier resté sans suite. En zone CIMA, l'article 13 du Code des assurances impose la prime au comptant : tant que le client n'a pas payé, il n'est pas couvert. En Afrique de l'Est ou australe, c'est le débit bancaire refusé ou le dépôt mobile money oublié qui fait tomber le contrat en lapse.

WhatsApp est le canal où ces rappels sont lus : le client ouvre le message dans l'heure, répond en une ligne et peut régler immédiatement (virement, Wave, Orange Money, M-Pesa) ou demander un délai. Le parcours ci-dessous décrit un calendrier de relance à trois temps, les règles WhatsApp Business à respecter pour chaque envoi, et ce que le cabinet doit tracer pour rester dans son devoir de conseil. Il s'applique aussi bien à un cabinet lyonnais de dix personnes qu'à un intermédiaire d'Abidjan ou de Nairobi.

Le parcours, étape par étape

  1. Extraire les échéances à J-15 et vérifier les numéros. Chaque semaine, le gestionnaire exporte du logiciel de gestion ou de l'extranet des compagnies les contrats qui arrivent à échéance dans les quinze jours : prénom, numéro de mobile au format international (+33, +225, +254…), référence du contrat, montant TTC, date d'échéance, conseiller en charge. Il retire les clients qui ont déjà réglé, ceux qui ont refusé WhatsApp et ceux pour qui aucun opt-in n'est enregistré. Un numéro erroné n'est pas seulement un message perdu : c'est une donnée de contrat envoyée à un inconnu.
  2. Envoyer le premier rappel à J-10 avec un template utilitaire. Hors de la fenêtre de 24 heures, WhatsApp n'autorise que des templates approuvés par Meta. Le rappel d'échéance relève de la catégorie utility (information liée à un contrat existant), pas marketing : le texte doit rester factuel, sans promotion. Il contient le montant, la date et le moyen de paiement habituel du client : prélèvement SEPA ou virement en Europe, debit order en Afrique du Sud, Wave, Orange Money ou MTN MoMo en Afrique de l'Ouest, M-Pesa au Kenya. Un seul bouton suffit : « J'ai une question ».
  3. Traiter les réponses dans la fenêtre de 24 heures. Dès que le client répond, la fenêtre de service s'ouvre pour 24 heures : le conseiller peut écrire librement, sans template. C'est là que tout se joue. Les demandes classiques sont un changement d'IBAN ou de numéro mobile money, un fractionnement de la prime, une contestation du montant ou un simple « c'est fait ». Chaque réponse est traitée depuis le numéro du cabinet, jamais du téléphone personnel, et l'échange est rattaché au dossier client. Une réponse attendue plus de quelques heures ferme mentalement le sujet chez le client.
  4. Relancer à J-3 puis le jour de l'échéance. Le deuxième template est plus direct et rappelle la conséquence, sans dramatiser ni menacer. En France, c'est le mécanisme de mise en demeure puis de suspension de garantie prévu par le Code des assurances (article L113-3) ; en zone CIMA, l'absence pure et simple de couverture ; en Afrique du Sud, l'expiration du délai de grâce que les Policyholder Protection Rules imposent à l'assureur. Le message indique toujours à qui s'adresser : le prénom du conseiller, pas un numéro générique. Ne pas envoyer plus d'un rappel par jour.
  5. Gérer le retard : relance, appel, solution. Après l'échéance, un dernier template de retard ouvre la porte à une solution plutôt qu'à un reproche : nouvelle date de prélèvement, paiement en deux fois si la compagnie l'accepte, report d'un mois pour un client saisonnier. Si le client ne répond pas sous 48 heures, le conseiller appelle. Toute facilité accordée est confirmée par écrit sur WhatsApp, puis consignée dans le dossier : c'est la trace qui protège le cabinet si la garantie est contestée lors d'un sinistre.
  6. Confirmer le paiement et mesurer. Quand la compagnie confirme l'encaissement, le cabinet envoie un accusé court, avec l'attestation ou le reçu en PDF si le client en a besoin (obligatoire pour l'auto dans la plupart des pays d'Afrique). Le statut du contrat est mis à jour dans le logiciel de gestion. Chaque mois, le cabinet regarde trois chiffres : part de primes réglées avant l'échéance, taux de réponse aux rappels, délai moyen de règlement après le premier message. Ces indicateurs guident le calendrier du mois suivant, par exemple un premier rappel plus tôt pour les gros contrats. Voir aussi les autres guides de relances et échéances.

Exemples de messages

J-10 avant l'échéance (template utilitaire)

Le cabinet
Bonjour {prenom}, c'est {conseiller} du cabinet {cabinet}. Votre contrat {contrat} arrive à échéance le {date}. Le montant à régler est de {montant}. Le prélèvement sera présenté à cette date sur le compte habituel. Si vos coordonnées bancaires ont changé, répondez simplement à ce message. Bonne journée.

J-3 avant l'échéance (template utilitaire, ton plus direct)

Le cabinet
Bonjour {prenom}, Petit rappel : la prime de {montant} pour votre contrat {contrat} est attendue le {date}. Vous pouvez régler par Wave ou Orange Money au numéro du cabinet, ou en agence. Envoyez-moi la capture du paiement et je vous transmets l'attestation dans la foulée. {conseiller} – {cabinet}

Après l'échéance, sans nouvelle (template de retard)

Le cabinet
Bonjour {prenom}, nous n'avons pas encore reçu le règlement de {montant} pour le contrat {contrat}, attendu le {date}. Sans paiement, la garantie peut être suspendue par la compagnie. Si vous avez besoin d'un délai ou d'un paiement en deux fois, dites-le moi ici : on trouvera une solution. {conseiller}, {cabinet}

Les pièges à éviter

  • Envoyer les rappels depuis le téléphone personnel d'un conseiller : aucune trace au cabinet, et le client continue d'écrire à ce numéro après son départ.
  • Soumettre le rappel en catégorie marketing ou y glisser une offre : Meta peut refuser le template, et le client peut se désabonner de tous vos messages.
  • Indiquer un montant ou une date approximative : un chiffre faux dans un message écrit se retourne contre le cabinet en cas de litige.
  • Demander un paiement vers le mobile money ou le compte personnel d'un collaborateur au lieu du compte du cabinet ou de la compagnie.
  • Relancer tous les jours : la quality rating du numéro chute, les clients bloquent, et les envois suivants sont limités.
  • Oublier de consigner la facilité accordée (report, fractionnement) : en cas de sinistre pendant la période, personne ne peut prouver ce qui a été convenu.

Comment ORIS organise ce cas d'usage

Dans ORIS, les contrats importés en CSV dans Customers & Segments portent une date de renouvellement et une prime. Le lifecycle trigger renewal_reminder, réglé avec un nombre de jours avant l'échéance, prépare une campagne brouillon « Auto : … » que le gestionnaire relit et lance : les rappels partent à partir d'un template utilitaire approuvé par Meta, uniquement vers les clients avec opt-in WhatsApp, avec les variables prénom, prime et date de renouvellement, dans la fenêtre d'envoi du cabinet et sous un plafond quotidien.

Les réponses arrivent dans l'inbox partagée : l'IA les classe, signale celles qui demandent un humain et propose un brouillon de réponse. Une contestation ou un « je ne renouvelle pas » fait monter le risk score du client, visible dans Opportunities & Risks sous « Highest Risk ». Les confirmations simples peuvent recevoir une auto-reply sous règles (délai de latence, maximum par client). Les statuts et conversations s'exportent en CSV vers le logiciel de gestion ; l'encaissement lui-même se fait toujours hors d'ORIS.

Questions fréquentes

Peut-on envoyer un rappel d'échéance sans opt-in préalable du client ?

Non. Meta exige que le client ait accepté de recevoir des messages du cabinet sur WhatsApp avant le premier envoi de template, même pour une information contractuelle. L'opt-in se recueille à la souscription, lors d'un appel ou par un premier message du client, et doit être conservé avec sa date.

Quelle catégorie de template choisir pour un rappel de prime ?

La catégorie utility : le message concerne un contrat existant et une transaction attendue. Si le texte contient une offre, une remise ou une invitation à souscrire autre chose, Meta le reclasse en marketing, ce qui change son prix et ses règles de fréquence.

Combien de rappels envoyer avant de passer au téléphone ?

Trois temps suffisent dans la plupart des cabinets : un rappel informatif à J-10, un rappel direct à J-3 ou le jour J, un message de retard après l'échéance. Au-delà, l'appel du conseiller est plus efficace et moins risqué pour la réputation du numéro.

Le client peut-il payer sa prime directement dans WhatsApp ?

Pas par l'intermédiaire d'ORIS, qui n'intègre aucun paiement. Le message rappelle le moyen habituel (prélèvement, virement, debit order, Wave, Orange Money, M-Pesa, agence) et le client envoie sa preuve de paiement dans la conversation, que le gestionnaire rattache au dossier.

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