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RE5 (examen réglementaire FAIS)

Le RE5 est l'examen réglementaire que doit réussir tout représentant d'un prestataire de services financiers en Afrique du Sud. Contenu, délais et enjeux.

Définition

Le RE5 est l'examen réglementaire de niveau 1 destiné aux représentants des prestataires de services financiers (FSP) agréés en Afrique du Sud sous la loi FAIS. Il porte sur la connaissance de la loi FAIS, du General Code of Conduct, des règles de lutte contre le blanchiment (FICA) et des obligations du représentant envers le client, et non sur la technique d'un produit. Il se distingue du RE1, destiné aux key individuals qui dirigent ou supervisent un FSP. L'examen est administré par des organismes agréés pour le compte de la FSCA, en anglais ou en afrikaans, sous forme de questions à choix multiples. Tout nouveau représentant dispose d'un délai, fixé par le règlement sur les fit and proper requirements, pour le réussir après sa nomination, faute de quoi il ne peut plus rendre de services financiers.

Ce qu'il faut savoir

Pour un cabinet sud-africain, le RE5 est une contrainte d'organisation. Chaque collaborateur qui conseille ou vend doit figurer au registre des représentants du FSP, avoir réussi l'examen dans le délai, suivre la formation par classe de produit et le développement professionnel continu, et travailler sous supervision tant que les conditions ne sont pas remplies. Le key individual répond de tout cela devant la FSCA. La Namibie et le Botswana ont leurs propres exigences de compétence sous NAMFISA et NBFIRA ; le Kenya impose des qualifications professionnelles reconnues par l'IRA.

En Europe, l'équivalent est la capacité professionnelle exigée par la DDA : en France, un niveau de formation défini pour les intermédiaires et leurs salariés, plus quinze heures de formation continue par an ; en Belgique et au Luxembourg, des examens et agréments propres à chaque autorité. Les logiques sont proches, les textes très différents : ne jamais transposer une règle d'un marché à l'autre sans vérifier.

Le lien avec WhatsApp est celui de la supervision. Un représentant sous supervision doit voir ses interactions clients contrôlées par le key individual ou un représentant confirmé, ce qui est impossible quand ses conversations vivent sur son téléphone personnel. Dans ORIS, l'inbox partagée permet d'attribuer les conversations, de voir ce que chaque collaborateur envoie et de relire les échanges d'un représentant en période de supervision ; le brouillon IA est une proposition de réponse de service, pas un conseil, et reste validé par un humain. Voir le hub organisation du cabinet et la fiche pays Afrique du Sud.

Exemple concret

Un cabinet du Cap recrute deux conseillers commerciaux en septembre. Ils intègrent le registre des représentants sous supervision, préparent le RE5 avec un organisme agréé, et toutes leurs conversations WhatsApp avec des clients passent par l'inbox partagée du cabinet, où le key individual relit chaque semaine un échantillon d'échanges avant de les libérer de la supervision une fois l'examen réussi.

Voir ORIS en action

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