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Courtier d'assurance

Ce qu'est un courtier d'assurance, sa différence avec l'agent général, ses obligations (ORIAS, DDA, Code CIMA) et ce que cela change sur WhatsApp.

Définition

Le courtier d'assurance est un intermédiaire indépendant qui représente son client, et non la compagnie, pour rechercher, négocier et placer un contrat d'assurance. En France, il relève du livre V du Code des assurances (article L511-1 pour la définition de l'intermédiation) et doit être immatriculé à l'ORIAS dans la catégorie « courtier », avec capacité professionnelle, honorabilité, assurance de responsabilité civile professionnelle et, s'il encaisse des fonds, garantie financière. Il se distingue de l'agent général, mandataire d'une compagnie, et du mandataire d'intermédiaire. Dans la zone CIMA, le courtage est encadré par le livre V du Code CIMA, avec un agrément délivré par le ministre en charge des assurances de l'État membre.

Ce qu'il faut savoir

Pour un cabinet de courtage, ce statut a trois conséquences directes sur la relation client, quel que soit le canal utilisé.

D'abord, le courtier est responsable de ses propres obligations d'information et de conseil : il ne peut pas s'abriter derrière la compagnie. Un échange WhatsApp où il recommande une garantie engage sa responsabilité au même titre qu'un courrier. C'est pourquoi la traçabilité des conversations est un sujet de cabinet, pas un détail technique : voir le guide WhatsApp dans un cabinet de courtage : DDA et RGPD.

Ensuite, le courtier gère un portefeuille multi-compagnies et multi-contrats : un même client peut avoir une auto chez un assureur, une multirisque habitation chez un autre et une santé chez un troisième. Les relances d'échéances, les renouvellements et les demandes de pièces se multiplient, d'où l'intérêt d'une inbox partagée et de fiches clients consolidées plutôt que de numéros personnels dispersés.

Enfin, dans les marchés d'Afrique francophone, le courtier est souvent l'interlocuteur qui encaisse ou fait encaisser la prime au comptant exigée par l'article 13 du Code CIMA : le message WhatsApp de relance devient un acte de gestion du portefeuille. Les fiches pays par pays précisent le régulateur et les usages locaux.

Exemple concret

Un cabinet de huit personnes à Lyon gère 2 400 contrats pour 1 100 clients. Chaque conseiller échangeait avec ses clients depuis son WhatsApp personnel ; quand l'un d'eux est parti, cent cinquante conversations ont disparu avec son téléphone. Le cabinet a basculé sur un numéro professionnel unique relié à WhatsApp Business API, avec une fiche par client : les conversations restent dans le cabinet et chaque conseil donné est daté et retrouvable.

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