Afrique du Sud
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Le Mozambique est un marché lusophone d'une vingtaine d'assureurs et de trois micro-assureurs, supervisés par l'Instituto de Supervisão de Seguros de Moçambique (ISSM), organisme public sous tutelle du ministère des Finances créé par le Decreto-Lei 1/2010. La production du secteur a été rapportée autour de 24 milliards de meticais en 2024, avec une forte concentration sur Maputo.
La distribution distingue les corretoras (sociétés de courtage) et les agentes, tous licenciés via le portail de l'ISSM. Les courtiers dominent les grands risques liés au gaz naturel de Cabo Delgado, aux mines, aux ports et à la construction, souvent libellés en dollars et placés avec des réassureurs internationaux ; les particuliers et PME achètent surtout de l'auto (responsabilité civile obligatoire), des accidents du travail, de la group life et de la credit life via les banques, et de la santé. La micro-assurance est une catégorie licenciée à part.
L'Associação Moçambicana de Seguradoras (AMS) représente les assureurs ; aucune association de courtiers n'a pu être vérifiée. Le portugais est la seule langue officielle, l'anglais étant utilisé dans l'énergie et la réassurance. Vodacom M-Pesa distribue depuis 2024 une assurance auto responsabilité civile de Hollard à la journée, signe d'un marché qui se digitalise par le mobile.
Le cadre change en 2026. L'Assemblée de la République a adopté la Lei 6/2025 du 15 décembre 2025 autorisant le gouvernement à réviser le régime des assurances, et le Conseil des ministres a approuvé le 30 juillet un nouveau décret-loi instituant le Regime Jurídico dos Seguros, qui abroge le Decreto-Lei 1/2010 et entre en vigueur 90 jours après sa publication. Le texte revoit les conditions d'accès à l'activité d'assurance et de médiation, renforce les sanctions, introduit des règles de conduite de marché et impose aux assureurs un provedor do cliente indépendant. Vérifiez le numéro et la date de publication auprès de l'ISSM avant de les citer.
Sur les données personnelles, le Mozambique n'a pas de loi générale en vigueur : la protection repose sur l'article 71 de la Constitution, la loi sur les transactions électroniques et des règles sectorielles (secret bancaire, télécoms). Un projet de loi, approuvé par le Conseil des ministres début 2026, est devant l'Assemblée et prévoit une Autoridade Nacional de Protecção de Dados Pessoais (ANPD). Un cabinet prudent documente dès maintenant consentements et bases légales.
Pour WhatsApp : opt-in écrit avant tout message commercial, messages de service rattachés au contrat, retrait immédiat, conversations en portugais archivées sur un système du cabinet, et attention particulière aux données de santé et aux informations sensibles des grands comptes énergétiques.
Au Mozambique, WhatsApp est le fil quotidien entre corretor, client et assureur : envoi de la carte grise et des photos pour un devis auto, suivi d'un sinistre avec le gestionnaire, transmission de l'attestation de responsabilité civile exigée lors des contrôles, et questions des salariés couverts par une police de groupe. Les échanges se font en portugais ; les clients ruraux répondent parfois en emakhuwa ou en xichangana, et les équipes des projets gaziers écrivent en anglais.
Le mobile money structure les paiements des particuliers : M-Pesa de Vodacom dépasse six millions d'utilisateurs actifs, suivi par e-Mola (Movitel) et mKesh (Tmcel), pour plus de douze millions de comptes actifs fin 2025. Les entreprises paient par virement ; les espèces restent fréquentes en province. Un rappel de prime efficace indique le montant en meticais, le numéro à utiliser dans le wallet et demande la capture de confirmation.
Pièges locaux : metical volatil face au dollar pour les risques énergétiques, réseau irrégulier hors des grandes villes, documents photographiés illisibles, et confusion fréquente entre l'échéance de la police et celle de la vignette auto. Pour les grands comptes, WhatsApp sert au suivi rapide ; les conditions contractuelles restent sur e-mail et documents signés.
Un cabinet de Maputo ou de Beira utilise ORIS pour relier chaque conversation WhatsApp à la fiche client et aux polices, sur un numéro professionnel partagé plutôt que sur les téléphones des conseillers. L'interface est en anglais, mais les templates soumis à Meta et les conversations sont en portugais. Customers & Segments importe en CSV les échéances auto ou les impayés, et une Quick Campaign envoie le rappel avec les instructions M-Pesa ou e-Mola et un bouton de réponse.
Les réponses sont classées par l'IA : un client qui annonce la vente d'un véhicule ou un mécontentement remonte dans Opportunities & Risks, et le conseiller valide le brouillon avant envoi. Consentements et opt-out sont consignés en prévision de la future loi sur les données. L'export CSV renvoie les données vers votre outil de gestion ; ORIS n'encaisse aucun paiement.
Le décret-loi approuvé en 2026 revoit les conditions d'accès et d'exercice de la médiation d'assurance et renforce les sanctions. Les modalités transitoires pour les licences existantes doivent être vérifiées auprès de l'ISSM dès la publication du texte.
Aucune autorité ne le sanctionne aujourd'hui, mais WhatsApp exige l'opt-in pour les templates marketing, et le projet de loi devant l'Assemblée prévoit le consentement et une autorité de contrôle. Constituer le registre des consentements maintenant évite une mise à niveau précipitée.
L'interface d'administration est en anglais, mais les templates, les conversations et les brouillons suggérés suivent la langue du client, donc le portugais. L'analyse des réponses classe l'intention quelle que soit la langue du message.
Le rappel indique le montant, le numéro de l'assureur ou du cabinet à utiliser et demande la capture de confirmation dans la conversation. Le rapprochement avec le compte se fait ensuite dans votre outil, ORIS n'étant pas relié à Vodacom.
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