Changer de prestataire WhatsApp Business API sans perdre son numéro ni ses modèles
Ce qui suit votre numéro chez le nouveau prestataire, ce qui reste derrière, la procédure documentée par Meta et les questions à poser avant de signer.
Quand et comment recueillir l'opt-in WhatsApp de vos clients : mentions à prévoir, moments qui fonctionnent en cabinet, preuve à conserver et formulations prêtes.
L'opt-in est la pierre angulaire d'un canal WhatsApp propre : sans lui, pas de relance d'échéance, pas de campagne de renouvellement, pas de message sortant du tout. Deux régimes se superposent : les règles de Meta, qui exigent un accord préalable du destinataire pour tout message initié par l'entreprise via l'API WhatsApp Business, et le droit européen — RGPD et règles de prospection électronique, sous le regard de la CNIL en France. La bonne nouvelle : un seul recueil bien fait satisfait les deux, à condition de soigner trois choses que ce guide détaille — les mentions, le moment, la preuve.
Un opt-in valable est spécifique, éclairé et libre. Traduit en pratique de cabinet, la mention de recueil doit préciser :
À ne pas faire : la case pré-cochée (invalide au regard du RGPD), la mention noyée dans les conditions générales, et l'opt-in « implicite » déduit du fait que le client a un jour écrit au cabinet. Un message entrant ouvre une fenêtre de conversation au sens de WhatsApp, mais ne vaut pas accord pour recevoir des relances commerciales six mois plus tard. La définition précise et les nuances par régime sont dans la fiche opt-in du glossaire.
Le taux d'acceptation dépend moins de la formulation que du moment. Quatre occasions naturelles, par ordre d'efficacité constatée en cabinet :
Un consentement dont on ne peut pas prouver l'existence n'existe pas. Pour chaque client, le cabinet doit pouvoir produire quatre éléments : la date et l'heure du recueil, le canal du recueil (formulaire, conversation, rendez-vous), le texte exact de la mention présentée ce jour-là, et l'état actuel (actif, retiré, et quand). C'est un registre, pas un dossier papier : dans ORIS, l'accord est porté par la fiche client, les retraits par mots-clés (STOP et équivalents) sont enregistrés automatiquement et excluent le client des campagnes suivantes, et l'ensemble s'exporte en CSV pour le dossier de conformité. Les recommandations de la CNIL sur la prospection et le consentement fournissent la grille de lecture côté régulateur.
Un tableau de synthèse pour l'équipe :
| Situation | Peut-on envoyer un message sortant ? | À conserver |
|---|---|---|
| Opt-in recueilli à la souscription | Oui, dans la limite des finalités acceptées | Date, mention exacte, finalités cochées |
| Client qui a écrit une fois, sans opt-in | Répondre oui ; relancer plus tard, non | La conversation ; proposer l'opt-in dans la réponse |
| Opt-in retiré (STOP) | Non, sauf réponse à une nouvelle demande du client | Date du retrait, exclusion des campagnes |
| Numéro obtenu d'un tiers (parrainage, salon) | Non, pas avant un accord recueilli directement | L'origine du contact |
Pour un formulaire de souscription : « J'accepte que {cabinet} me contacte sur WhatsApp pour la gestion de mes contrats (échéances, documents, sinistres). Je peux retirer cet accord à tout moment en répondant STOP. » Pour une proposition orale confirmée par écrit : « Comme convenu, {cabinet} vous enverra vos avis d'échéance et le suivi de vos dossiers sur WhatsApp. Répondez STOP pour arrêter à tout moment. » Pour un client du stock au renouvellement : « Bonjour {prenom}, votre contrat {contrat} arrive à échéance. Souhaitez-vous recevoir vos prochains avis et rappels directement sur WhatsApp ? Répondez OUI pour activer ce service — STOP à tout moment pour l'arrêter. » D'autres variantes par ton, avec les erreurs à éviter, sont dans le modèle demande d'opt-in WhatsApp.
Non. Son message ouvre une conversation à laquelle vous pouvez répondre, mais il ne vaut pas accord pour recevoir des messages à votre initiative plus tard. Profitez de la réponse pour proposer explicitement le canal et enregistrer l'accord.
C'est la pratique la plus sûre : la gestion des contrats et les offres commerciales sont deux finalités distinctes. Deux cases (ou deux questions) permettent au client d'accepter l'une sans l'autre, et au cabinet de cibler ses campagnes proprement.
Aucun texte ne fixe de durée de péremption unique : l'accord vaut tant qu'il n'est pas retiré et que la relation reste active. La pratique prudente consiste à reconfirmer le canal quand la relation a été longtemps silencieuse, plutôt que de relancer à froid après des années.
Trois risques cumulés : signalements des destinataires qui dégradent le quality rating du numéro jusqu'au blocage par Meta, sanction possible sur le terrain de la prospection sans consentement, et dégâts d'image locaux — les plus durables pour un cabinet.
Le retrait s'enregistre immédiatement. Si le client se manifeste ensuite pour réactiver le canal, sa nouvelle demande écrite vaut nouvel accord : conservez-la comme le premier opt-in, avec sa date.
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