Relances et échéances

L'échéancier annuel d'un cabinet multi-contrats : relances auto, MRH, santé, prévoyance et pro sur WhatsApp

Calendrier légal, segments, prélèvement SEPA, loi Hamon et résiliation infra-annuelle : organiser les relances d'échéance d'un cabinet, branche par branche.

Publié le 7 min de lectureFCB.ai
Sommaire
  1. Le calendrier légal qui structure tout
  2. Quatre segments plutôt que mille dates
  3. Le calendrier de relance, branche par branche
  4. Écrire des templates utility qui passent et qui rassurent
  5. Mesurer ce que l'échéancier produit
  6. Questions fréquentes

Un cabinet qui gère plusieurs milliers de contrats répartis entre auto, habitation, santé, prévoyance et risques professionnels ne vit pas une échéance par an : il en vit tous les jours. La difficulté n'est pas d'envoyer un rappel, c'est de savoir lequel, à qui, à quel moment, et sur quelle base légale. Cet article propose une façon d'organiser l'échéancier du cabinet par segments plutôt que par dates, avec WhatsApp comme canal de relance et le dossier client comme source de vérité.

En France, trois mécanismes du Code des assurances dictent le tempo des relances sur les contrats de particuliers, et leur absence sur les contrats professionnels change complètement l'approche.

MécanismeCe qu'il imposeConséquence pour l'échéancier
Avis d'échéance (dit « loi Chatel », art. L113-15-1)Pour les contrats à tacite reconduction des particuliers, l'assureur rappelle la date limite de résiliation avec l'avis d'échéance ; si l'avis arrive trop tard, l'assuré dispose d'un délai supplémentaire pour résilierLe moment où le client reçoit son avis est celui où il compare : la relance du cabinet doit précéder ou accompagner l'avis, pas le suivre
Résiliation infra-annuelle (dite « loi Hamon », art. L113-15-2)Après un an, résiliation possible à tout moment sans frais pour l'auto, la MRH et les contrats affinitaires, étendue à la complémentaire santé depuis le 1er décembre 2020La date anniversaire des 12 mois devient un rendez-vous de fidélisation à part entière, distinct de l'échéance
Contrats professionnels et prévoyance individuellePas de résiliation infra-annuelle : tacite reconduction annuelle avec un préavis fixé par le contrat (souvent de l'ordre de deux mois, à vérifier contrat par contrat)La fenêtre de renégociation se situe bien avant le préavis, et le cabinet la pilote lui-même

La Médiation de l'assurance rappelle, à propos de la santé, que c'est le nouvel organisme qui accomplit les formalités de résiliation pour le compte de l'assuré : autrement dit, quand un client santé part, le cabinet n'est souvent prévenu qu'après coup. La relance préventive est la seule qui compte. Le texte de référence reste le Code des assurances sur Légifrance ; en Belgique et au Luxembourg, les règles de résiliation diffèrent et relèvent de la loi nationale sur le contrat d'assurance.

Quatre segments plutôt que mille dates

Classer les contrats par mode de paiement et par régime de résiliation donne quatre familles qui se relancent différemment.

  1. Prélèvement SEPA mensuel ou trimestriel. Le créancier doit adresser une pré-notification avant chaque prélèvement — en principe 14 jours calendaires avant la date de paiement, sauf accord sur un délai différent, par tout moyen à sa convenance (Banque de France). Un échéancier annuel remis au client remplit cette obligation ; la relance WhatsApp n'est alors utile qu'en cas de rejet ou de changement de montant.
  2. Paiement annuel par virement ou chèque. Ce sont les contrats où la relance fait la différence entre une prime encaissée et une mise en demeure. Deux messages suffisent : un rappel avant l'échéance, un rappel après si le paiement n'est pas arrivé.
  3. Contrats entrés dans leur deuxième année (auto, MRH, santé). Résiliables à tout moment : il ne s'agit plus de relance de paiement mais de révision de garanties, au moins une fois par an, idéalement autour de la date anniversaire.
  4. Contrats professionnels et prévoyance. Renégociation ouverte trois mois avant l'échéance, bien avant le préavis contractuel, avec un point sur l'évolution du risque (effectif, chiffre d'affaires, véhicules, locaux).

Dans ORIS, ces familles se construisent dans Customers & Segments à partir du type de contrat, de la date d'échéance et de l'ancienneté (« Days Since Inception »), puis les lifecycle triggers de type rappel d'échéance ou anniversaire de contrat proposent une campagne brouillon un nombre de jours donné avant la date. Le cabinet garde la main sur la validation : rien ne part sans qu'un humain ait relu la liste.

Le calendrier de relance, branche par branche

BrancheRelance 1Relance 2Moment de conseil
AutoJ-30 : rappel d'échéance et du montant, proposition de vérifier le véhicule et le kilométrageJ-7 : rappel de paiement pour les paiements annuelsAnniversaire des 12 mois : bonus, usage du véhicule, nouveau conducteur
Habitation (MRH)J-30 : rappel d'échéance, question sur un déménagement ou des travauxJ-7 : rappel de paiementTout événement de vie détecté dans la conversation : naissance, achat, location
SantéJ-45 : point sur la situation (changement d'employeur, enfants, retraite)J-15 : confirmation du maintien et des garantiesAvant la période où les offres concurrentes se multiplient, et à chaque passage à la retraite
PrévoyanceJ-60 : rappel d'échéance et de l'indexation éventuelleJ-15 : rappel de paiementChangement de revenus ou de situation familiale
Risques professionnelsJ-90 : demande des éléments de renouvellement (effectif, CA, parc)J-45 : proposition de renouvellement ou de remise en concurrenceAvant le préavis contractuel, jamais après

Ces délais sont des repères d'organisation, pas des obligations : chaque cabinet les ajuste à ses compagnies, à ses délais d'émission et à ses clients. Ce qui est non négociable, c'est qu'une relance de paiement ne soit jamais envoyée sans que le cabinet ait vérifié, dans son outil de gestion, que la prime est effectivement impayée.

Écrire des templates utility qui passent et qui rassurent

Meta classe les templates en deux grandes familles : les messages « utility », liés à une relation ou une transaction existante (rappel d'échéance, confirmation, document), et les messages « marketing » (offre, proposition). Un rappel d'échéance sur un contrat en cours relève clairement de la première catégorie, à condition de s'en tenir aux faits : contrat, date, montant, action attendue. Les règles de rédaction des templates publiées par Meta sont la référence ; trois exemples de formulations qui fonctionnent :

  • Rappel d'échéance : « Bonjour {prenom}, votre contrat {contrat} arrive à échéance le {date}. Le montant de la prime est de {montant}. Souhaitez-vous faire le point sur vos garanties avant cette date ? Répondez OUI et {conseiller} vous rappelle. »
  • Changement de montant prélevé : « Bonjour {prenom}, le prochain prélèvement de votre contrat {contrat} sera de {montant} le {date}, suite à l'indexation annuelle. Votre conseiller {conseiller} reste disponible pour toute question. »
  • Paiement non reçu : « Bonjour {prenom}, nous n'avons pas encore reçu le règlement de {montant} pour votre contrat {contrat}, attendu le {date}. Si le paiement est en cours, ignorez ce message ; sinon, {conseiller} peut vous transmettre un lien de règlement ou un RIB. »

Chaque template accepte jusqu'à trois boutons de réponse rapide ; « Faire le point », « C'est réglé » et « Me rappeler » couvrent l'essentiel. Une fois que le client a répondu, la fenêtre de conversation de 24 heures s'ouvre et l'équipe peut échanger librement depuis l'inbox partagée, sans template. Pour des variantes par ton et par branche, le hub modèles de messages propose des versions prêtes à adapter.

Mesurer ce que l'échéancier produit

Trois indicateurs suffisent pour piloter : le taux de réponse par campagne et par branche, le nombre de contrats tombés en impayé ou résiliés malgré la relance, et le nombre d'opportunités créées (révisions de garanties, devis complémentaires) à partir des réponses. Dans ORIS, les réponses sont classées automatiquement et les demandes ouvrent des fiches dans Opportunities & Risks ; un export CSV permet de rapprocher ces chiffres de ceux du logiciel de gestion du cabinet. Le reste des bonnes pratiques de relance est regroupé dans le hub relances et échéances.

Questions fréquentes

Un rappel d'échéance sur WhatsApp remplace-t-il l'avis d'échéance de l'assureur ?

Non. L'avis d'échéance et l'information sur la date limite de résiliation relèvent de l'assureur et de ses obligations légales. La relance du cabinet est un service complémentaire qui prépare le client à recevoir l'avis et ouvre la discussion sur ses garanties.

Peut-on envoyer la pré-notification SEPA par WhatsApp ?

La pré-notification peut être transmise par tout moyen convenu avec le client, et un échéancier annuel remis au départ couvre généralement les prélèvements récurrents. Un message WhatsApp est utile pour signaler un changement de montant ou de date, en complément du document conservé dans le dossier client.

Comment traiter les clients auto ou MRH résiliables à tout moment ?

En cessant de penser « échéance » pour penser « anniversaire ». Une révision annuelle des garanties, proposée par message autour de la date des 12 mois, donne au client une raison de rester avant qu'un comparateur lui donne une raison de partir.

Faut-il un template par branche ?

Un template par type de message (rappel, changement de montant, paiement non reçu) avec une variable pour le contrat suffit en général. Les branches diffèrent surtout par le calendrier et par les questions de conseil, que l'on traite dans la conversation qui suit.

Que faire des clients sans opt-in WhatsApp ?

Ils restent dans l'échéancier, mais sur les canaux habituels du cabinet. L'opt-in se recueille progressivement, à chaque contact naturel, et se consigne avec sa date ; ORIS n'envoie une campagne qu'aux clients dont l'accord est enregistré.

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