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Cas d'usage · Prospection et ventes

Proposer une assurance santé à un client existant sur WhatsApp

Repérer les clients auto ou habitation sans complémentaire santé, vérifier le consentement marketing et proposer sur WhatsApp sans y traiter de données de santé.

Un client qui a confié son auto ou son habitation au cabinet est le prospect santé le moins cher à convaincre : il connaît le conseiller, il a déjà vu le cabinet gérer un sinistre ou une échéance, et il ne cherche pas ailleurs tant qu'on lui propose quelque chose d'utile. Pourtant, dans beaucoup de cabinets, la santé reste vendue au hasard d'une conversation, parce que personne ne sait quels clients n'en ont pas.

Sur WhatsApp, le cross-sell santé demande plus de rigueur que les autres propositions. Le message est un message marketing au sens de Meta, donc soumis au consentement commercial et aux règles de fréquence ; et le produit touche à des données de santé, que ni le RGPD ni le POPIA ni les lois de protection des données de la zone CIMA ne permettent de traiter à la légère. La proposition se fait donc sur WhatsApp, mais le questionnaire médical, lui, n'y passe jamais. Ce parcours décrit comment un cabinet organise cette proposition, de la liste au contrat.

Le parcours, étape par étape

  1. Repérer les clients sans couverture santé. Le cabinet croise ses contrats pour isoler les clients qui ont une auto, une habitation ou un contrat professionnel mais aucune complémentaire santé, prévoyance ou couverture hospitalisation. Il affine avec ce qu'il sait : indépendant ou salarié (en France, la mutuelle d'entreprise couvre déjà les salariés, et la cible est le travailleur non salarié ou le retraité), famille avec enfants, client en zone CIMA dont l'employeur n'offre rien, client sud-africain sans medical scheme mais qui pourrait avoir un hospital cash plan.
  2. Vérifier le consentement marketing avant tout envoi. Seuls les clients qui ont accepté de recevoir des propositions commerciales sont gardés. Un opt-in limité à la gestion du contrat ne suffit pas : en Europe, la prospection électronique requiert l'accord du client, et la CNIL se montre exigeante sur la distinction ; en Afrique du Sud, le POPIA encadre la prospection directe auprès des clients existants avec une faculté de refus à chaque message. Le cabinet conserve la trace de ce consentement, et le message contient toujours un moyen simple de refuser.
  3. Choisir le moment et le motif. Le cross-sell fonctionne quand il a une raison : une naissance annoncée dans une conversation, un changement d'emploi, un sinistre bien géré, l'anniversaire du contrat, ou, en France, la période qui suit la fin de l'adhésion à une mutuelle d'entreprise. Le conseiller écrit à petits groupes, par motif, plutôt qu'à tout le portefeuille le même jour. Un message qui commence par la situation du client est lu ; un message qui commence par le produit est ignoré.
  4. Rédiger le template marketing avec soin. Le message est soumis à Meta en catégorie marketing : il nomme le produit, explique en une phrase à qui il s'adresse, propose un rendez-vous ou une question, et indique comment ne plus recevoir d'offres. Il ne contient aucun prix ferme, aucune promesse de remboursement, aucune question de santé. Deux versions courtes peuvent être testées sur deux groupes pour retenir celle qui obtient le plus de réponses. Meta limite le nombre de templates marketing qu'un même client reçoit : un seul envoi par motif suffit.
  5. Recueillir les besoins dans la fenêtre de 24 heures, sans données médicales. Quand le client répond, le conseiller pose les questions non médicales : composition du foyer, budget, hospitalisation ou soins courants, régime obligatoire existant (Sécurité sociale, AMO au Maroc, CMU en Côte d'Ivoire, medical scheme en Afrique du Sud). Les questions de santé, quand le produit en exige, sont renseignées sur le formulaire de la compagnie, par le client, jamais dans la conversation WhatsApp. Le conseiller l'explique en une ligne : c'est une protection pour le client et une obligation pour le cabinet.
  6. Proposer, conseiller, conclure hors du canal. Le conseiller envoie une ou deux formules résumées en texte, avec la recommandation motivée que la DDA exige en Europe et que le bon sens impose ailleurs, puis le lien ou le document de souscription de la compagnie. La signature, le questionnaire et le paiement se font dans les outils de la compagnie ; WhatsApp sert à répondre aux questions et à confirmer. Les guides de prospection et ventes complètent ce parcours.

Exemples de messages

Proposition (template marketing, clients avec consentement commercial)

Le cabinet
Bonjour {prenom}, c'est {conseiller} du cabinet {cabinet}. Vous nous avez confié votre contrat {contrat}. Beaucoup de nos clients indépendants nous demandent aussi une complémentaire santé adaptée à leur situation, sans passer par un comparateur. Si vous voulez que je regarde ce qui existe pour vous et votre famille, répondez « SANTÉ » ou dites-moi quand vous appeler. Pour ne plus recevoir d'offres, répondez STOP.

Réponse dans la fenêtre de 24 h (recueil des besoins)

Le cabinet
Merci {prenom}. Trois questions simples pour cibler : 1. Qui couvrir : vous seul, en couple, avec enfants ? 2. Votre priorité : hospitalisation, soins courants, optique et dentaire ? 3. Un budget mensuel à ne pas dépasser ? Je ne vous demanderai aucune information médicale ici ; si la compagnie en a besoin, vous la remplirez directement sur son formulaire sécurisé. {conseiller}

Envoi de la proposition (dans la fenêtre)

Le cabinet
{prenom}, voici ma recommandation pour votre famille : • Formule hospitalisation + soins courants : {montant} par mois • Prise d'effet possible au {date} Je la préfère à la formule de base parce que vous avez deux enfants et que les frais d'hospitalisation sont votre priorité. Le détail est dans le PDF joint ; la souscription se fait sur le formulaire de la compagnie dont je vous envoie le lien. {conseiller} – {cabinet}

Les pièges à éviter

  • Envoyer la proposition à tout le portefeuille avec un opt-in limité à la gestion du contrat : c'est de la prospection sans consentement.
  • Poser des questions de santé dans la conversation WhatsApp, ou recevoir un questionnaire médical rempli en photo.
  • Soumettre le message en catégorie utility pour payer moins cher : Meta le reclasse ou le rejette, et la quality rating baisse.
  • Annoncer un prix ferme avant le recueil des besoins : en santé, l'âge, le régime obligatoire et le lieu changent tout.
  • Relancer plusieurs fois un client qui n'a pas répondu : une proposition, une relance au plus, puis silence jusqu'au prochain motif.

Comment ORIS organise ce cas d'usage

Dans ORIS, le segment des clients à proposer se construit dans Customers & Segments à partir des polices importées (type auto, habitation ou pro sans police santé), du consentement marketing et de l'engagement score ; le coverage gap score du client aide à prioriser. La campagne est créée avec l'objectif « Cover review / upsell », la compliance tag marketing et un template marketing approuvé par Meta, avec une version A et une version B si le cabinet veut comparer deux formulations.

Les réponses sont classées dans l'inbox partagée : un « SANTÉ » devient une opportunité de cross-sell dans Opportunities & Risks, triée par « Fastest to Convert », avec un brouillon de réponse proposé. Le Quote Builder envoie la proposition en texte ; le questionnaire médical et la souscription restent chez la compagnie, et les opportunités gagnées ou perdues s'exportent en CSV.

Questions fréquentes

Un client qui reçoit déjà les rappels d'échéance peut-il recevoir une offre santé ?

Seulement s'il a donné un accord distinct pour les propositions commerciales, ou si le cadre local permet la prospection auprès des clients existants avec une faculté de refus. Le cabinet vérifie ce consentement avant chaque campagne et exclut ceux qui ont refusé.

Peut-on traiter un questionnaire de santé sur WhatsApp ?

Non. Les données de santé sont des données sensibles au sens du RGPD, du POPIA et des lois de protection des données de la zone CIMA ; elles se renseignent sur le formulaire sécurisé de la compagnie, par le client, et ne transitent pas par la conversation du cabinet.

Quelle catégorie Meta pour un message de cross-sell ?

Marketing, sans exception : le message propose un produit que le client n'a pas. Il doit être approuvé dans cette catégorie, contenir une possibilité de refus et respecter les limites de fréquence que Meta applique aux templates marketing.

À quel moment proposer une complémentaire santé ?

Quand un motif existe : naissance, changement d'emploi ou de statut, fin d'une couverture employeur, sinistre bien réglé, anniversaire du contrat. Un envoi sans motif à tout le portefeuille obtient peu de réponses et use le consentement des clients.

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